Ce que révèle une enquête sur les agents publics et l'IA

Une étude publiée par Centre Inffo vient de mettre en lumière un paradoxe frappant : d'un côté, l'intelligence artificielle s'installe à grande vitesse dans les administrations françaises. De l'autre, les agents publics se sentent largement livrés à eux-mêmes face à cette révolution. La majorité d'entre eux déclarent attendre des formations concrètes — et ils attendent encore.

Ce signal ne concerne pas que l'administration. Il dit quelque chose d'essentiel sur la façon dont la France, ses entreprises, ses collectivités et ses institutions abordent le virage IA : souvent dans l'urgence, rarement avec une vraie stratégie d'accompagnement humain.

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Une demande massive… et peu entendue

Selon l'enquête, une large proportion d'agents publics reconnaît que l'IA va transformer leur métier dans les prochaines années. Beaucoup disent déjà utiliser des outils d'IA dans leur quotidien professionnel — que ce soit pour rédiger des documents, trier des demandes ou générer des synthèses.

Mais voilà le problème : la plupart de ces usages sont non encadrés. Pas de formation officielle, pas de charte d'usage claire, pas de référent désigné. Les agents apprennent sur le tas, entre collègues, parfois en tâtonnant avec des outils grand public non sécurisés.

Le résultat ? Une adoption désordonnée, des risques sur la confidentialité des données, et surtout une inégalité croissante entre ceux qui maîtrisent ces outils et ceux qui les subissent.

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Le secteur privé face au même défi

Ce phénomène n'est pas propre à la fonction publique. Dans les entreprises, la situation est souvent identique. On adopte ChatGPT ou Copilot en quelques semaines, sans former les équipes, sans définir les usages autorisés, sans réfléchir aux impacts sur les processus internes.

Chez APZ-i Digital, agence digitale basée à Marseille, nous accompagnons des PME, des artisans et des professionnels dans leur transition numérique depuis plusieurs années. Et ce que nous observons sur le terrain est clair : la technologie n'est jamais le problème principal. Ce sont les usages, les habitudes et la montée en compétences qui freinent.

Implanter un outil IA sans former les équipes, c'est comme installer une cuisine professionnelle dans un restaurant et espérer que les serveurs deviennent chefs tout seuls. Ça n'arrive pas.

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Ce que devrait contenir une vraie formation à l'IA

Que l'on soit agent administratif, responsable RH dans une TPE ou chef de projet dans une collectivité, une formation à l'IA utile devrait couvrir au minimum trois axes :

1. Comprendre ce que l'IA peut (et ne peut pas) faire

Pas besoin de devenir développeur. Mais savoir ce qu'est un modèle de langage, comment il "raisonne", pourquoi il peut se tromper ou inventer des informations — c'est indispensable pour ne pas lui faire confiance aveuglément.

2. Apprendre à formuler des instructions efficaces

L'IA répond à ce qu'on lui demande. Mais formuler une bonne demande (ce que les experts appellent le "prompt") est un vrai savoir-faire. Une formation pratique sur ce point change radicalement la qualité des résultats obtenus.

3. Gérer les données et la confidentialité

C'est le point le plus critique, surtout dans la fonction publique ou dans des secteurs sensibles. Quelles informations peut-on confier à un outil IA en ligne ? Quels outils sont souverains, hébergés en France ou en Europe ? Ces questions méritent des réponses claires.

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Pourquoi l'inaction coûte cher

Ne pas former ses équipes à l'IA, ce n'est pas une option neutre. C'est prendre du retard sur ses concurrents, sur ses homologues, sur ses propres collaborateurs qui, eux, s'autoforment dans leur coin — parfois avec les bons outils, parfois pas.

À Marseille comme ailleurs, les petites structures qui ont investi tôt dans la compréhension de l'IA gagnent en efficacité, réduisent certaines tâches chronophages et dégagent du temps pour l'essentiel : le contact client, la créativité, la stratégie.

À l'inverse, celles qui attendent que "ça se stabilise" risquent de se retrouver à devoir tout rattraper en urgence dans un an ou deux, dans un contexte encore plus complexe.

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Ce que vous pouvez faire dès maintenant

Pas besoin d'un grand plan de transformation pour commencer. Voici trois actions concrètes à envisager dès cette semaine :

- Identifiez 2 ou 3 tâches répétitives dans votre quotidien qui pourraient être assistées par l'IA (rédaction, synthèse, réponse aux mails…) - Testez un outil grand public comme ChatGPT ou Mistral sur ces tâches, en évitant d'y coller des données sensibles - Parlez-en à votre équipe : la montée en compétences collective vaut mieux qu'une adoption individuelle silencieuse

Si vous voulez aller plus loin — structurer vos usages, choisir les bons outils, former vos collaborateurs — c'est exactement ce que propose APZ-i Digital à ses clients.

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Conclusion : la formation, c'est le vrai chantier

L'IA progresse vite. Trop vite pour certains, pas assez pour d'autres. Mais dans tous les cas, la vraie question n'est plus "faut-il adopter l'IA ?" — la réponse est oui, et elle s'impose d'elle-même. La vraie question est : comment on accompagne les humains dans ce changement ?

Les agents publics qui réclament des formations ont raison. Et leur message vaut pour tout le monde : l'outil sans la formation, c'est une promesse à moitié tenue.

Vous souhaitez réfléchir à une stratégie IA adaptée à votre structure ? Contactez l'équipe APZ-i Digital à [email protected] ou au 06 24 68 44 14. On en parle simplement, sans jargon.

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